Voyage

Au feu, au feu!!!

Déjà deux jours dans l’appartement et je ne suis même pas sorti.


De 16 h 30 dimanche à lundi 21 h je n’ai pas eu d’électricité. Pas de ventilateur, pas d’air clim, euh-rien. Il faisait 43, pour faire changement, le ciel chargé d’humidité et une belle odeur d’ordure qui traîne depuis 2-3 dizaines de jours-là, tsé, ça sentait le 18ième siècles.
J’étais sur la terrasse tout bonnement. Un moment donné, je sens une odeur, vraiment très forte, de plastique brûlé. Ça me ramène toute suite à quand j’étais petit et que j’essayais de voir ce que ça faisait de brûler tel objet et tel cochonnerie. Tsé, on fait toute ça lààà! Mais là, c’est comme si toute la maternelle s’était donné le mot et s’était mise à brûler du stock, tout le monde ensemble, à fond la caisse, illimité.
Le buzz. Juste le buzz. Le buzz de fou!
Donc, les émanations montent, jusqu’à ma belle petite terrasse, cute, hippie, jetset, tendance, whatever avait perdu sa belle monture que j’aimais tant. C’était l’apocalypse, selon frère André et j’en étais l’unique témoin. L’unique, car pour tous les joueurs, c’était normal!
Pris de panique, je texte à ma mère, mon immeuble est en feu, je capote!!! Elle de rien comprendre, moi de rien comprendre, pas d’électricité, il fait noir, pas de lumière dans l’appartement, une table en vitre dans le salon ()#$()Q(@@)(, et moi qui court de la terrasse jusqu’au couloir pour aller trouver de l’aide!

  • Monsieur! (Plus jeune moi là, calotte à l’envers, chilleux) et oui, pas le temps de mettre des shorts, bobette et camisole, pas de classe, je m’en fou, c’est urgent!!!
  • Oué K passé ? (Super pénard, pas de stress, je les envie pour ce côté-là, que je n’ai pas)
  • Hu .. ben.. Venez avec moi! Je pense qu’on brûle !!! (Il me regarde, what the fk un blanc qui me dit de venir avec lui chez eux, dans un appart tout noir, en bobette?) … j’y repense et c’est sûrement ça qui lui ai passé par la tête… sirop!!
  • Il arrive à la fenêtre et il me dit; ha ben ils font juste brulé des Fatras, c’est pas grave, ca va passer, c’est normal, on fait ca ici.. On brûle les fatras quand y’en a trop.
  • Les fatras? ..Des vidanges là???
  • Oui oui, des vidanges, des fatras..

Ha .. ben.. L’enfer est-là.

Fac, j’ai tout fermé, enfermé dans l’humidité, pas d’air, 200 degrés sans niaiser là.. Je ne répondais pu de moi-même.
De retour dans le salon, j’entends le gars, se foutre de ma gueule avec ses amis là… mais se foutre de ma gueule d’une force…!

Je suis patient, mettons, médium-saignant. Mais là, j’en avais plein le sac de billes!
Pis, il se met à pleuvoir. Malgré les portes fermées, vous savez l’isolement, ce n’est pas la première qualité des bâtiments ici.
L’humidité chargé en déchets volatile se ramassent un peu partout sur la terrasse, et tout ce que ça sent, c’est le plastique brûlé, carbonisé.
Donc, comme les logements ne sont pas chose simple à trouver ici. Nous avons décidé de nous acheter des masques de type N95 avec filtres changeables… on n’est pas aux bouts de nos peines avec ce climat et la pollution de ce genre-là.
Fac, ce matin, en jasant avec le concierge, il me disait dans son français imparfait qu’il était bien désolé mais que le peuple n’a pas le choix de brûler les déchets car personne ne les ramasse.
Ça n’excuse rien. On aurait pu me le dire. Mais ça explique.
Vous auriez fait quoi à ma place? Bref…
À demain là, pour de nouvelles aventures les plus savoureuses les unes que les autres… soupir…

Catégories :Voyage

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