Haïti

Les ouragans

À l’approche de la tempête tropicale Dorian qui s’abbatera sur les Antilles d’ici quelques heures, voici un topo sur les ouragans, typhons et cyclones.

Un cyclone tropical est un type de cyclone qui prend forme dans les océans de la zone intertropicale. Il se développe en tempête à la suite d’une dépression tropicale. Son stade final est connu sous divers noms à travers le monde : ouragan dans l’Atlantique nord et le Pacifique Nord-Est, typhon en Asie et cyclone dans les autres bassins océaniques.

Le cyclone tropical est une large zone de nuages orageux en rotation accompagnée de vents forts. Il est également bon de noter que les cyclones tropicaux sont des tempêtes à noyau chaud car la température à l’intérieur varie de 15 à 20 degré. Plus l’eau est chaude, plus elle sert d’accélérateur à l’ouragan. C’est principalement cette raison qui alarme tant les métérologues de ce monde et c’est également pour cette raison qu’au Canada et dans les pays Nordiques, ce genre de tempête est quasi inexistante. Presque tous les cyclones tropicaux se forment à moins de 30 degrés de l’équateur et 87 % à moins de 20 degrés de celui-ci. Dans le monde, on rapporte environ 80 cyclones tropicaux par année. FOU RAIDE!

Donc, concrètement :

– Dépression tropicale (premier jet) système organisé de nuage, d’eau et d’orages avec une circulation cyclonique fermée en surface et des vents dont la vitesse de croissière est inférieure à 63 km / h.
– Tempête tropicale (deuxième étape) système cyclonique dont les vents ont une vitesse maximum comprise entre 63 et 117 km / h.
– Ouragan, typhon, cyclone (finalement) système cyclonique dont les vents ont une vitesse folle d’environ 118 km / h.

Pour qu’un cyclone soit destructeur il lui faut un cocktail digne d’un bar du plateau Mont-Royal, c’est-à-dire :

– De l’humidité en masse (nuage d’orage)
– Des mers chaudes (26,5 degré avec 60 m de pronfondeur)
– Des vents relativement faibles en altitude (oui, oui)

Lorsque les 3 ingrédients sont ensembles trop longtemps, ils se transforment en véritable cauchemar. Vents violents, vagues élevées, pluies torrentielles, et inondations qui sont une conséquence bête de ce fléau.

L’échelle utilisée pour catégoriser les ouragans est l’échelle de Saffir-Simpson. Un ouragan de catégorie 1 génère des vents plus faibles alors que la catégorie 5 est la plus intense. Il existe également l’échelle de Beaufort qui catégorise les dépressions tropicales vers les tempêtes jusqu’aux ouragans de 1 à 12.

Le nom de baptême des cyclones remontent à fort longtemps, (XVIII siècle). Il sert principalement à différencier chaque événements des précédents. En Australie, un peu plus tard dans l’histoire, Clément Lindley Wragge, un météorologiste, prenait des prénoms de femmes, de politiciens qu’il n’aimait pas et des noms historiques pour nommer les systèmes catastrophiques. Les États-Unis ont emboité le pas durant la même période. En 1979, à la suite de critiques des mouvements féministes, les ouragans reçoivent des prénoms alternativement masculins et féminins, en anglais, espagnol et français dans le bassin atlantique.

Il existe 6 listes de noms en rotation au 6 ans. Donc la liste de 2019 est la même liste que 2013 et 2007.

En Haïti, il y a un ouragan qui frappe aux 4 à 6 ans, les autres tempêtes étant catégorisés comme des dépressions ou tempêtes tropicales lors de leur passage. Ce qui aide, généralement, ce sont la présence de montagnes et la présence de la République Dominicaine. En arrivant par l’Est, l’ouragan frappe les terres avant d’arriver à Haïti et, privé d’eau chaude, perd de sa puissance. C’est pour cela qu’au Québec, on ne reçoit généralement que les restes des tempêtes car l’eau est plus froide et nous sommes à l’intérieur des terres. Beaucoup de pluie, un peu de vent, mais rien de catastrophique.

Le dernier ouragan majeur à avoir touché terre en Haïti est Matthew en 2016. Arrivant par le sud, il est passé directement sur Haïti en pleine catégorie 5, faisant environ 1000 morts et 5 milliards de dommages au pays. La vitesse maximale (soutenue sur une minute) a été de 260 km/h. Avant Matthew, le dernier ouragan dévastateur avait été Felix en 2007. Les autres ouragans, car il y en a plusieurs par année qui passent dans les Caraïbes, passent à côté en générant des dégâts somme toute limités.

Bref, on se croise les doigts pour avoir une année tranquille!

Catégories :Haïti

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